Vers la lumière

février 17, 2017

l’Insee abaisse à nouveau sa prévision de croissance

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 5:26

Nouveau coup de rabot sur les perspectives économiques tricolores: l’Insee a abaissé jeudi sa prévision de croissance pour la France en 2016, malgré le rebond attendu de l’activité en fin d’année, qui devrait se poursuivre au début de l’année prochaine. Selon l’institut de statistiques, qui publiait jeudi sa note de conjoncture trimestrielle, le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 0,4% au quatrième trimestre par rapport au troisième trimestre, et croître de 1,2% en 2016 en moyenne annuelle, au lieu des 1,3% jusque-là anticipés. L’activité devrait ensuite continuer à croître à un rythme modéré, avec 0,3% de hausse du PIB, puis 0,4%, aux premier et deuxième trimestre 2017, grâce à la bonne tenue de la consommation, de l’investissement et des exportations. L’Insee, qui avait déjà abaissé en juin sa prévision de croissance pour 2016 de 1,6% à 1,3%, en raison du trou d’air traversé par l’économie française au deuxième trimestre (-0,1%), s’aligne avec cette nouvelle révision sur les hypothèses l’OCDE. L’institut est en revanche plus pessimiste que la Commission européenne et la Banque de France, qui anticipent une hausse du PIB de 1,3% en 2016, mais aussi et surtout que le gouvernement, qui espère 1,4% de croissance cette année. Selon Dorian Roucher, responsable de la synthèse conjoncturelle à l’Insee, cette croissance plus faible que prévu s’explique principalement par “l’intégration des mauvais résultats en matière de production agricole”. Les mauvaises conditions météorologiques en 2016, avec notamment les inondations du printemps, ont en effet fortement pénalisé les récoltes céréalières et viticoles. Et par ricochet les exportations françaises, à la peine ces derniers mois. “Au total, les mauvaises récoltes vont coûter 0,2 point à la croissance française. Ce n’est pas négligeable”, insiste M. Roucher, qui estime que les à-coups trimestriels observés en 2016 ne remettent pas en cause la dynamique globale de reprise. L’économie française, selon l’Insee, devrait ainsi bénéficier de plusieurs facteurs favorables au cours de prochains mois, outre un probable retour à la normale de la production agricole. La consommation devrait ainsi se maintenir à un niveau élevé (progressant de 0,3% aux premier et deuxième trimestres 2017, après +0,5% au quatrième trimestre 2016), malgré un ralentissement du pouvoir d’achat lié au léger regain d’inflation. L’investissement des entreprises, autre moteur important pour la croissance, devrait également retrouver du tonus (+0,8% au premier trimestre et +0,5% au deuxième), après s’être replié ces derniers mois. Quant aux exportations, elles devraient repartir de l’avant, portées par le dynamisme économique de l’Allemagne et de l’Espagne, ainsi que par la livraison de plusieurs grands contrats navals et aéronautiques. Le commerce extérieur, après avoir coûté 0,3 point de hausse du PIB à la France en 2015, puis 0,7 point en 2016, devrait alors cesser “de peser sur la croissance française au premier semestre 2017″, souligne l’Insee. Ces éléments favorables devraient permettre à l’emploi marchand de continuer à progresser. Selon l’Insee, l’emploi total devrait ainsi croître de presque 70.000 postes au premier semestre 2017, après 190.000 en 2016. Le taux de chômage devrait pour sa part légèrement reculer, pour atteindre à la mi-2017 9,5% de la population active en métropole et 9,8% avec l’outre-mer, grâce à un nombre d’emplois créés suffisant pour absorber la hausse de la population active. Les perspectives sont “positives”, s’est réjouie dans un communiqué la ministre du Travail, Myriam El Khomri. “Ce sont des chiffres qui nous ramènent au niveau de 2008, avant-crise”, a souligné de son côté le ministre de l’Économie et des Finances Michel Sapin.

décembre 2, 2016

Symposium économique de Lisbonne et la faillite annoncée

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 9:43

J’avoue que je suis toujours consterné quand je constate que certains cadres hauts placés croient encore en l’efficacité du protectionnisme. Jeudi dernier, par exemple, j’ai suivi un congrès à Lisbonne. Et durant le dîner de clôture, un collaborateur a expliqué le plus sérieusement du monde qu’il était nécessaire que l’Etat défende nos usines contre la concurrence asiatique. Son idée n’avait rien de bien nouveau. Selon cette personne, la mondialisation cause des dépôts de bilan en France. Il est donc capital que nous aidions notre industrie en la protégeant de la concurrence extérieure. Le protectionnisme est à l’évidence la seule manière de lutter contre ce fléau. Sauf que cette analyse est à mes yeux profondément tronquée : elle passe à côté de l’essentiel. Sous couvert d’aider, le protectionnisme ne sert en effet qu’à détruire nos industries, et il faudrait vraiment que cela se sache. Le protectionnisme est une initiative concertée en haut lieu pour contrarier la venue de produits extérieurs sur le marché national, et ce simplement parce qu’ils ont été élaborés hors de notre territoire. Le protectionnisme ne s’inquiète de fait à aucun moment de savoir si ces derniers pourraient être moins chers et donc plus intéressants pour le consommateur. Le protectionnisme est intrinsèquement un attrape-nigaud, selon moi, et ce autant pour l’acheteur que pour les industries qui demandent à être protégées. D’un côté, les français se voient contester l’accès aux produits concurrents. Ils sont de ce fait astreints à payer plein pot et profitent de choix plus restreints. De l’autre côté, le constat n’est pas plus positif pour les entreprise. Au début, les producteurs locaux semblent évidemment être les grands vainqueurs de cette mesure. Ils sont dispensés de la concurrence internationale et ne doivent ainsi pas faire l’effort de s’adapter à la loi du marché. Très logiquement, donc ils commencent ainsi à décliner et à être moins compétitifs, car ils ne sont plus poussés dans leurs retranchements. De fait, le jour où les mesures protectionnistes sont supprimées (et elles finissent toujours par l’être), cette industrie surprotégée se prend un effet retour de plein fouet. Les producteurs locaux auront pu se revigorer passagèrement sous la chaleur du protectionnisme mais disparaîtront aux premiers gels lorsqu’ils seront censés faire preuve d’autonomie… Sinon, ce congrès était excellemment géré de bout en bout. Retrouvez les rapports et conclusions de ce séminaire à Lisbonne sur leur site en suivant le lien.

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novembre 25, 2016

Ces soldats qui chopent des MST

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 5:40

Depuis 2012, près de 10.000 soldats britanniques ont contracté des maladies vénériennes, ce qui constitue 10% de personnel militaire de ce pays. La chlamydiose arrive en tête des infections répandues parmi les militaires britanniques, et ce en dépit des campagnes de prévention contre les dangers des rapports sexuels non protégés, rapporte le Daily Mirror. Les chiffres montrent que près de 10.000 soldats britanniques ont contracté une MST, y compris 88 cas de VIH, entre janvier 2012 et mai 2016. Le nombre de militaires diagnostiqués avec une MST depuis 2012 s’élève à 9.341 (8.334 hommes et 957 femmes). Toutefois, le nombre total de personnes atteintes est en fait de 9.291, certaines personnes s’étant vu diagnostiquer deux infections ou plus. La plupart des 73 hommes et 15 femmes atteints du VIH ont quitté les forces armées car leur condition signifie qu’ils ne peuvent pas se battre sur la ligne de front. La chlamydiose, maladie la plus répandue dans l’armée britannique, est une des MST les plus dynamiques au monde. Elle se propage rapidement car les symptômes peuvent ne pas apparaître pendant plusieurs mois. En outre, 1.080 personnes se sont vu diagnostiquer un herpès génital, 1.848 des verrues génitales et 127 l’hépatite B et C; 2.641 hommes et femmes souffrent d’annexite tandis que 141 soldats ont contracté d’autres infections comme la syphilis et la gonorrhée. Les officiers supérieurs ont exprimé leur surprise face au nombre de militaires souffrant de MST: “Nous avons beaucoup d’affiches dans la plupart des bases qui mettent en garde contre les dangers des MST — certaines de ces maladies telles que le VIH peuvent signifier la fin d’une carrière”, a indiqué un officier supérieur. L’officier a ajouté qu’un grand nombre des soldats seraient médicalement déclassés ou suspendus pendant le traitement.

Sommes-nous dans un nouvel age d’or ?

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 5:39

Depuis la crise financière mondiale de 2008, la croissance de la productivité a significativement ralenti dans les pays développés, notamment aux USA, en Europe et au Japon. Dans la Silicon Valley et d’autres centres technologiques mondiaux, l’heure est pourtant à l’optimisme: entrepreneurs et experts considèrent que le monde est entré dans un nouvel âge d’or des innovations qui va booster la croissance de la productivité, améliorer le niveau de vie et permettra de perfectionner les méthodes de travail. L’économiste Nouriel Roubini — qui avait prédit la crise financière mondiale — écrit pour Project Syndicate que le monde n’a pas encore ressenti les améliorations liées au début de l’”ère des innovations”, et il se pourrait qu’il ne le remarque pas.
“On constate des avancées importantes dans au moins six domaines:

— les technologies énergétiques, notamment les nouvelles formes de combustible fossile comme le gaz de schiste, l’huile de schiste, ainsi que les sources d’énergie alternatives telles que l’énergie solaire et éolienne, les technologies pures et les réseaux intelligents d’alimentation électrique.

— les biotechnologies, notamment la thérapie génique, l’étude des cellules souches, l’usage de “métadonnées” pour réduire considérablement le coût des services médicaux, l’augmentation de la durée de vie et l’amélioration de la santé.

— les technologies informatiques, par exemple le Web 2.0/3.0, les réseaux sociaux, les nouvelles applications mobiles, les objets connectés, les “métadonnées”, le cloud computing, l’intelligence artificielle, les outils de réalité virtuelle.

— les technologies manufacturées, y compris la robotique, l’automatisation, les imprimantes 3D et la production individuelle.

— les technologies financières qui promettent des changements révolutionnaires dans tout le secteur financier, à commencer par les systèmes de paiement et en terminant par les services créanciers, les assurances ainsi que le placement d’actifs.

— les technologies de défense, notamment l’élaboration de drones et d’autres systèmes d’armement avancés.

Mais pourquoi toutes ces innovations, dont beaucoup sont déjà appliquées dans notre économie, n’ont pas encore entraîné statistiquement de hausse notable de la croissance de la productivité?
En réalité, nous ignorons exactement la cause de ce “mystère de la productivité” et s’il est temporaire. Néanmoins, si la faible croissance de la productivité se maintenait (et avec elle l’augmentation trop basse des salaires et du niveau de vie), la contre-attaque des populistes contre le libre-échange, la mondialisation, l’immigration et la politique marchande pourrait s’accroître. Les pays développés devraient donc se pencher sérieusement sur les causes du ralentissement de la productivité avant qu’il ne mette en péril la stabilité sociale et politique.

octobre 27, 2016

Inventivité à l’Irlandaise

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 8:07

Cette année, mon entreprise semble bien décidée à nous faire participer, mes collègues et moi, à un maximum d’événements censés nous redynamiser et regonfler le moral des troupes. Malheureusement, la plupart du temps, les événements proposés font l’effet d’un pétard mouillé, et n’ont pas la moindre incidence sur le travail. Mais mercredi dernier, nous avons eu droit à l’exception qui confirme la règle. J’ai en effet suivi avec mes collègues un incentive à Cork en Irlande. Autant le dire, j’y suis allé en traînant des pieds. Je me donne à fond dans mon boulot, mais j’ai besoin de retrouver ma famille pour garder un équilibre. Ce genre d’événement me paraît donc être un abus de pouvoir plutôt qu’un moyen de redonner le sourire aux collaborateurs. Mais bien malgré moi, j’ai beaucoup apprécié ce bref séjour. Les animations proposées tout du long étaient en effet très concentrées sur la cohésion d’équipe, ce qui m’a fait découvrir certains de mes collègues sous un jour complètement neuf. D’ailleurs, depuis notre retour, nos rapports ont complètement changé : ils sont devenus beaucoup plus détendus. Mais l’inverse est aussi vrai : les collègues avec qui j’avais déjà le plus de mal ne m’en ont paru que plus insupportables. Ce que j’ai préféré, en définitive, ça reste les activités mettant en avant la créativité de chacun. Je trouve que s’il y a bien une aptitude que les employeurs ne favorisent pas assez, c’est la capacité d’innovation propre aux salariés. Bien souvent, les quelques initiatives personnelles sont rapidement bridées par la hiérarchie, qui ne savent pas trop que faire de cette chose-là. Et pourtant, elle gagnerait tellement à y prêter attention, et mieux encore, à les favoriser ! Dans mon ancienne boîte, par exemple, j’ai souvent entendu pendant la pause café des collègues donner des idées particulièrement ingénieuses pouvant contribuer au renouvellement de la boîte : mais ils ont préféré ne pas soumettre leurs idées au responsable parce qu’ils étaient persuadés que ça n’en valait pas la peine. Résultat des courses ? La boîte est allée suffisamment mal pour que je quitte le navire. Il est dommage que l’absence d’écoute décourage l’innovation individuelle au sein de l’entreprise, car c’est là une richesse insoupçonnée qui peut faire toute la différence, en matière de compétitivité. J’ai décidément apprécié cet événement, car on y apprenait comment inverser cette tendance et tenter d’instaurer un rapport qui soit un peu moins vertical au sein des différents acteurs de l’entreprise. D’ailleurs, je vous mets en lien l’agence qui s’est chargée de l’organisation. J’ai vraiment apprécié comment chacun était amené à participer de manière active en nous sortant de notre zone de confort. Pour en savoir plus, suivez le lien pour rejoindre le site de la société qui a organisé ce voyage incentive en Irlande.

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octobre 24, 2016

Sexisme et violence faites aux femmes

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 2:20

Diffusion sur les radios de témoignages de femmes violées dénonçant la loi du silence, appel du président François Hollande à «regarder en face» le harcèlement, un «phénomène de masse»: la France a encore fort à faire pour combattre le déni d’une société valorisant la virilité. La voix usée, Anna raconte son mari, Louis, qui «un soir, alors que je faisais ma toilette, est entré dans la salle de bain. Il m’a prise de force, il m’a violée. Pour moi ce fut le début du calvaire. J’avais trop peur pour divorcer, alors je me suis tu. Mais garder le silence pendant 30 ans, personne ne devrait subir ça». À l’initiative du Collectif féministe contre le viol, ce témoignage, parmi d’autres, est diffusé depuis samedi sur les ondes pour inciter les victimes à sortir du silence dans lequel elles se sont emmurées par honte ou culpabilité. En France, plus de 86 000 femmes par an sont victimes de viol ou tentative de viol. Or seuls 13 % des victimes portent plainte et 1 % des plaintes conduisent à une condamnation. «Libérer la parole est la première étape de la reconstruction», estime Marie-France Casalis, une responsable de l’association. Mais face à ce déséquilibre entre les faits et leur reconnaissance pénale, le Collectif demande aussi une enquête systématique à la suite des plaintes et que les agressions sexuelles soient considérées comme un crime et non un délit (ce qui entraine des peines moins lourdes). En France, un viol - «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit» commis «par violence, contrainte, menace ou surprise» - est un crime passible de 15 ans de prison. Voire 20 en cas de circonstance aggravante: viol commis par le conjoint, sur une victime malade, infirme ou enceinte, sous la menace d’une arme… Or une étude sur la perception du viol par les Français, publiée pour la première fois la semaine dernière par l’Association Mémoire traumatique et victimologie, a provoqué la stupeur en soulignant la persistance d’inquiétants stéréotypes. Ainsi, 24 % des Français considèrent qu’une fellation forcée relève de l’agression sexuelle et non du viol. Quatre Français sur dix estiment en outre que la responsabilité du violeur est moindre si la victime se montre aguichante. Quant aux jeunes, pour près d’un tiers des 18-24 ans, «les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées lors d’une relation sexuelle». «Loi du silence, déni, impunité, absence de reconnaissance, de protection et abandon des victimes de violences sexuelles règnent encore en maîtres», déplore la présidente de l’association, Muriel Salmona. S’exprimant pour la première fois dans un magazine féminin depuis son élection en 2012, à quelques jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, le président socialiste a reconnu un harcèlement «scandaleusement banalisé» dont sont victimes les femmes en France. Les harcèlements verbaux ou physiques que subissent les femmes représentent «un phénomène de masse qui doit être regardé en face, car il atteint les principes mêmes de la vie en commun», estime-t-il dans le dernier numéro du magazine Elle, en annonçant de «nouvelles initiatives» parce qu’«aucun geste ne doit rester sans réponse». La France est-elle cette société où perdure le «mythe sexiste d’une sexualité masculine naturellement violente», selon l’amère conclusion de l’étude sur les représentations du viol? Selon le sociologue François de Singly, «la société porte au pinacle la notion de virilité, qui contient une logique de violence que l’on retrouve dans la guerre, la compétition et la sexualité. Et personne n’ose dire que cette virilité est condamnable». Il souligne aussi que «les valeurs historiques qu’on a inculquées aux garçons sont des expressions de la violence», induisant au sein de la société que «la force est légitime». «Derrière la logique du viol, c’est la logique de la violence légitime», dénonce-t-il, en appelant à repenser l’éducation des garçons. M. de Singly plaide aussi pour l’interdiction des châtiments corporels prodigués par les parents, qui valide dès le plus jeune âge l’idée d’une violence légitime. La France a été épinglée l’an dernier par le Conseil de l’Europe pour ne pas avoir encore clairement interdit la fessée et autres gifles, contrairement à une majorité de ses voisins européens. «Tant que les corrections physiques ne sont pas interdites, tout discours contre le viol est hypocrite», juge-t-il.

Vers la fin de Schengen ?

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 2:19

Mis en place il y a plus de 20 ans, l’espace Schengen qui regroupe 26 pays subit une forte pression depuis l’année dernière suite à un afflux massif de réfugiés venus en Europe pour échapper aux guerres et à la pauvreté, ce qui menace la survie de cette zone de libre circulation. Le rétablissement des contrôles aux frontières internes au sein de l’espace Schengen comporte le risque d’un effondrement de cette zone de libre circulation sans passeport en Europe, constatent avec angoisse les analystes sur le Vieux Continent. L’afflux incessant de migrants observé depuis l’année dernière a contraint un certain nombre de pays, tels que l’Allemagne, la Suède et le Danemark, à remettre en place des contrôles aux frontières, laissant craindre que ce symbole de l’intégration européenne s’effondre sous le coup de la plus grave crise humanitaire et politique qu’ait connu l’Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, de plus en plus d’Etats européens empêchent le franchissement de leur frontière, ce qui risque de perturber le fonctionnement de Schengen et pourrait se répercuter de façon dramatique sur la croissance économique en Europe, mettant en danger la prospérité du continent. L’automne dernier, il a été décidé que 160.000 réfugiés devaient être accueillis sur l’ensemble de l’Union européenne sur une période de deux ans, mais à ce jour, seuls 600 d’entre eux ont été répartis depuis l’Italie et la Grèce, Etat en faillite qui croule sous le poids des migrants. Force est de reconnaître que les décisions prises à l’échelle européenne ne sont pas appliquées. A ce jour, 10 des 26 pays de l’espace Schengen ont déjà instauré des restrictions à leurs frontières. Même les nations sœurs (Autriche-Allemagne, Belgique-France) se renvoient la balle ou se tournent le dos. La mise en place de l’espace Schengen était une grande et belle idée, dont les Européens ont tous largement profité. La construction de cette Europe des libertés et des commodités, un modèle unique au monde, a été lente et difficile. Et voilà que maintenant, elle risque de s’effondrer. Néanmoins, ce n’est sans doute par la faute de Schengen, mais des pays qui en font partie. Ils n’ont pas fait ce qu’ils auraient dû faire, soit par faiblesse, soit au nom de misérables calculs de politique intérieure, concluent les analystes occidentaux.

octobre 18, 2016

Lumière !

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 10:36

Il est de bon ton, lorsqu’on est français, d’être pessimiste. C’est une sorte de marque de fabrique. Nous sommes l’un des peuples les plus déprimés au monde : champions de consommation d’antidépresseurs, râleurs patentés, défaitistes chroniques, naturellement méfiants, naturellement déçus, naturellement aigris. Pourtant, avons-nous raison de l’être ?

J’ai tendance à penser, à l’image d’un certain film français, que “la situation est grave mais pas désespérée”. Pourquoi tant de spleen sur nos épaules ? Nous sommes après tout la cinquième puissance mondiale (merci, les rosbifs ^^), ce qui signifie tout de même qu’il y a presque 200 pays derrière nous, soit presque autant de pays qui vivent a priori moins bien. Certes, l’argent ne fait pas le bonheur, surtout quand il est mal réparti. Mais nous avons à notre actif quelques réussites superbes : la sécurité sociale, entre autre exemples. Et si vous n’êtes pas convaincu des bienfaits de cette dernière, je vous invite à vivre aux Etats-Unis et à tomber malade. Vous vous rendrez alors vite compte que le rêve américain n’est que cela : un rêve. Car la réalité américaine, pour l’immense majorité de sa population, tient plutôt du cauchemar ; un cauchemar qu’on vend à tout-va en montrant l’exemple de quelques réussites fulgurantes (rappeurs sortis du ghetto, personnes sans talent particulier comme Kim Kardashian…).

Alors, plutôt que de lorgner avec envie vers le pré du voisin, pourquoi ne pas se rendre compte de la chance qui est la nôtre ? C’est un peu le but de ce blog. Revenir sur l’actualité du moment, mais sans fatalisme, sans le sacro-saint défaitisme qui caractérise généralement nos médias (car oui, mettre systématiquement en avant les problèmes et faire l’impasse sur les avancées et les solutions relève clairement du défaitisme, et les médias ont une part de responsabilité dans ce rapport au monde). Et qui sait si, à force de chercher, nous n’irons pas enfin vers la lumière ?

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