Vers la lumière

juillet 17, 2017

Accoucher à domicile

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 5:00

Le 29 juin dernier, une sage-femme pratiquant les accouchements à domicile (AAD) était à nouveau sommée de s’expliquer devant une chambre disciplinaire du conseil de l’Ordre. S’il est difficile d’établir le nombre exact de procédures de ce type engagées ces dernières années, il est non moins aisé de noter leur récurrence. A chaque nouvelle comparution, la même confusion: une faute professionnelle souvent difficile à établir, des faits reprochés parfois dérisoires, des sanctions régulièrement exemplaires, et une forte mobilisation des parents pour soutenir la sage-femme. Autant d’éléments qui poussent les militants de l’AAD à dénoncer une «chasse aux sorcières» lancée contre cette pratique qui, bien que légale, n’en est pas moins considérée comme une transgression institutionnelle, scientifique, et culturelle par les pouvoirs publics. Quand on parle d’AAD, difficile de ne pas convoquer les images du passé. En effet en France, c’est au XXème siècle que l’accouchement hospitalier a peu à peu pris le pas sur l’accouchement à domicile: selon l’historienne Marie-France Morel, elles n’étaient encore que 53% en 1952 à accoucher à l’hôpital contre 85% en 1962. En 2005, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ne les évaluait plus qu’à 0,4% de l’ensemble des naissances, ce chiffre incluant les accouchements inopinés, non programmés à domicile. Qu’au début du XXème siècle, les femmes accouchaient peu à l’hôpital n’a rien de surprenant: seules les futures mères pauvres, célibataires ou sans domicile (les trois étant souvent liés) y cherchaient secours… à leurs risques et périls. Car l’hôpital était loin d’être une panacée: en 1856, il était 19 fois plus risqué d’accoucher à la maternité de Port Royalque dans le 12ème arrondissement de Paris où celle-ci était située. En raison d’un manque d’asepsie auquel on ne remédiera qu’après les découvertes de Pasteur durant la deuxième moitié du XIXème siècle, les femmes mouraient en masse d’infections post-natales, les fameuses fièvres puerpérales. Ce qui peut paraître plus surprenant en revanche, c’est que les femmes aient cessé d’accoucher à la maison lorsque l’hôpital est devenu plus sûr. Au lieu de voir l’un remplacer l’autre, on aurait pu s’acheminer vers une coexistence de plusieurs modèles d’accouchement, selon le caractère pathologique ou physiologique de la grossesse. C’est le choix qu’ont fait les Pays-Bas, où jusqu’en 2005 30% des femmes accouchaient encore chez elles. Plusieurs hypothèses expliquent en France l’attractivité de l’hôpital après 1950: d’une part, la volonté des femmes d’y chercher les moyens de ne plus souffrir en accouchant (on pense à la péridurale, qui s’est développée à partir des années 1970, mais aussi avant elle à la méthode dite de «l’accouchement sans douleur» diffusée par le médecin Fernand Lamaze). D’autre part, le développement puis l’affermissement en France de mesures de protection maternelle et infantile. Quoiqu’il en soit, pour beaucoup de médecins, il est aujourd’hui impensable qu’une future mère du XXIème siècle se tourne spontanément vers l’AAD. En France, le XIXème siècle marque une rupture dans l’action de l’État. C’est à cette époque que les pouvoirs publics commencent à intervenir activement au cœur de foyers en limitant les prérogatives paternelles au nom de l’éducation et de la santé des enfants. L’idéal social est alors promu par une série d’interdictions et d’obligations: on pense par exemple à la loi du 22 mars 1941 sur le travail des enfants, celle du 28 mars 1882 sur l’instruction obligatoire ou encore celle du 24 juillet 1889 sur la déchéance de puissance paternelle en cas de mauvais traitement. Cette évolution se poursuit au début du XXème siècle alimenté par une natalité en berne, une mortalité infantile toujours élevée et de nombreuses revendications sociales en faveur d’une meilleure protection des mères pendant la grossesse.

juin 20, 2017

Aventures belges

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 10:29

Voilà bien une expérience que je n’aurais pas imaginé faire un jour : un voyage de groupe ! En général, lorsque nous partons en vacances, ma femme et moi, nous sommes habitués à tout organiser. De vrais Bonaparte préparant un plan de bataile. On établit un programme précis, on choisit ce qu’on va faire, les dates, les heures, les itinaires. Puis on modifie tout le programme dès l’arrivée. Peu importe la quantité de préparatifs, ça termine systématiquement en Bérézina. C’est notre petit mode de fonctionnement à nous. Mais dernièrement, nous nous sommes laissés séduire par un voyage de groupe à Liège en Belgique, et en dépit de mes craintes, je dois dire que j’ai vraiment aimé les avantages dont on ne bénéficie pas dans le voyage en solo. Le plus grand avantage, selon moi, c’est évidemment le fait qu’on soit pris en charge de A à Z. Il y a certes une contradiction, mais on peut parfaitement être un baroudeur et vouloir de temps à autre se faire bichonner ! Pour changer, ma femme et moi n’avons pas perdu de temps à organiser nos journées. Du genre : « On va où aujourd’hui ? » « Je sais pas trop. Et toi ? » « Aucune idée. C’était quoi, le planning ? » « C’est pas toi qui l’avais ?? ». Et croyez-moi, j’ai vécu cette scène une paire de fois ! Mais cette fois, c’était différent. Dans un voyage de groupe, on doit suivre un plan structuré. Il y a une heure de départ qui empêche votre moitié de rester au lit jusqu’à pas d’heure alors que vous rongez votre frein, impatient de sortir de votre chambre d’hôtel pour découvrir le vaste monde ! Ca aussi, c’est une scène que j’ai vécu plus d’une fois ! :-) Je sais déjà que le voyage de groupe ne deviendra jamais chez nous une habitude. Voyager par soi-même permet de mieux profiter de la culture locale, de véritablement aller à la rencontrer des habitants. Mais je dois admettre qu’occasionnellement, c’est plutôt agréable. Si vous n’avez jamais tenté, je vous recommande d’essayer ! Plus d’information sur l’agence organisatrice du voyage groupe en Belgique en surfant sur le site web de l’organisateur.

juin 14, 2017

Les villes qui se veulent lentes

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 5:01

Créé en Italie en 1999, ce réseau regroupe aujourd’hui 168 villes à travers le monde, dont Valmondois en Ile-de-France. Modes de circulation plus doux, développement des commerces de proximité… le but est d’améliorer la qualité de vie des habitants des villes adhérentes. «Ici, on prend le temps», déclare Sandrine, une paire de ciseaux dans une main, un sèche-cheveux dans l’autre. Sandrine est coiffeuse à domicile, mais le mardi, vendredi et samedi, elle se rend «Aux P’tits Soins», l’espace multi-services de Valmondois (Val d’Oise). C’est ce qu’on appelle un commerce tournant: dans un même espace, une coiffeuse, une esthéticienne, une sophrologue, une couturière et une ostéopathe se répartissent les jours. Prendre le temps ne signifie pas immobilisme ou oisiveté dans ce village de 1260 habitants qui compte 120 élèves et 25 associations, mais ne pas se précipiter et profiter du moment. Si le bonheur des habitants d’une ville n’est pas l’apanage de l’administration, le «mieux-vivre», lui, peut l’être. C’est ce que prône le réseau Cittaslow dont Valmondois fait partie depuis 2013. «En limitant le bruit, en créant du lien, préservant les coutumes et l’environnement, on peut offrir une meilleure qualité de vie aux habitants», déclare Sylvie Floris, adjointe municipale, qui est à l’origine du rattachement de la ville au réseau international. Créé à la suite du mouvement «Slow Food» (qui s’oppose à la multiplication des «fast food» et de la «mal bouffe»), Cittaslow est un mouvement fondé en Italie en octobre 1999, pour promouvoir une nourriture respectueuse de la biodiversité et des traditions locales.

mai 9, 2017

Les complémentarités capitalistiques

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 4:56

La concurrence joue un rôle central dans le modèle néolibéral. Sur les marchés de produits, elle rend les firmes plus sensibles aux chocs économiques, qui ne peuvent pas être entièrement absorbés par des ajustements de prix et impliquent donc des ajustements en quantité. Ce type d’ajustement va concerner notamment l’emploi. Le maintien de la profitabilité implique donc de pouvoir licencier facilement une main-d’œuvre devenue excédentaire. La flexibilité de l’emploi permet des réactions rapides aux conditions changeantes du marché. Le développement des marchés financiers, c’est-à-dire un mode de financement plus « liquide » que la finance intermédiée (les banques), contribue aussi à cette exigence des firmes de s’adapter à un environnement compétitif changeant. On retrouve des complémentarités d’un autre ordre dans le(s) modèle(s) européen(s). Dans le modèle social démocrate, les exigences de flexibilité sont satisfaites à l’aide de mécanismes qui ne reposent pas, ou pas entièrement, sur la régulation marchande. Une forte pression de la concurrence extérieure exige une certaine flexibilité de la main-d’œuvre, mais celle-ci n’est pas obtenue par des licenciements. La protection des salariés est assurée par un mélange de protection légale de l’emploi, modérée mais réelle, et par un haut niveau de protection sociale. Cette protection des travailleurs agit comme incitation à investir dans la formation et plus généralement dans tous les éléments qui valorisent la relation d’emploi. La compétitivité des firmes repose alors en partie sur cette relation stable. Par ailleurs, un système de négociations salariales coordonnées conduit à un faible écart des salaires et donc de faibles inégalités de revenu, ce qui baisse le coût relatif du travail qualifié et favorise l’innovation et la recherche de la productivité. Le modèle européen continental est par certains points proches de ce modèle, mais se caractérise par une protection de l’emploi plus forte et une protection sociale moins développée. Un système financier centralisé facilite l’élaboration de stratégies à long terme pour les entreprises. Les négociations salariales sont coordonnées et une politique de salaire fondée sur la solidarité est développée, mais à un degré moindre que dans les pays nordiques. Le modèle « méditerranéen » est, pour sa part, caractérisé par une protection sociale sensiblement plus faible mais un plus haut niveau de réglementation des marchés du travail et des biens et services produits.

Baptême de voltige

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 1:11

Vendredi dernier, j’ai effectué e session de voltige aérienne. Un truc que je rêvais de vivre depuis quelques années, mais que je repoussais sans cesseà la saint Glin-Glin. L’expérience a démarré au petit aérodrome, où j’ai fait la connaissance de mon pilote : Léo. Celui-ci m’a tout d’abord montré notre avion (un petit avion biplace ultra-léger), avant de me faire passer le parachute comme un sac à dos. Puis on a décollé pour 30 minutes de démence à 250 km/h. J’ai senti mes organes changer de place entre boucles, vols dos et autres retournementsIl me semble avoir dit quelques blasphèmes à plusieurs reprises. Mais qu’importe, mon pilote était probablement habitué à cette réaction. Peu avant la fin, j’ai commencé à me sentir vraiment patraque, et Léo a voulu ralentir le rythme. Mais mon estomac a déclaré forfait et j’ai dû utiliser petit sac à vomi qu’on m’avait charitablement proposé avant d’embarquer. Je retiendrai la leçon, si je remonte un jour : je n’aurais pas dû prétendre que j’étais en pleine forme alors que je sentais mon petit-déjeuner se faire la malle. L’usage du sac est loin d’être indissociable de l’expérience, comme on pourrait l’imaginer. Léo se calque sur les désirs du client pour que ce dernier ressorte en forme. Comme il me l’a dit lui-même un peu après: le but n’est pas tant de terroriser les gens lors de l’expérience, mais plutôt de leur faire ressentir le charme de la voltige. Le but n’est en aucun cas de retourner la tête. Cela dit, cet aléa reste accessoire et ne m’a pas gâché le vol. Lors des figures, je suis passé de -3,6G à 5,2G. Cela signifie qu’à certains moments, nous pesions 5,2 fois notre poids normal ! Je vous laisse deviner les émotions que cela donne. Le plus dur, c’est finalement quand on est en G négatifs : c’est là qu’on devient clairement patraque. A pleine vitesse, ce que vous avez avalé quelques heures plus tôt reste à sa place. Alors qu’en micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir partir en promenade. A la toute fin, Florent est allé jusqu’à me passer rênes de l’appareil pour l’espace d’un instant. J’ai ainsi pu effectuer un virage serré avant qu’on ne doive finalement retourner à l’aéroclub ! Je peux vous dire que ce feu d’artifice de sensations fortes a mis du temps à s’émousser. Si vous n’avez jamais essayé, je vous recommande vivement ce baptême. Ca vaut vraiment le coup de tenter ces choses-là que l’on n’a pas souvent l’occasion de faire. Une chose est sûre, si on m’en donnait la possibilité, je ne dirais pas non (vous avez noté le message subliminal ?) ! Mais avec l’estomac à vide, cette fois. Je vous mets en lien le site où j’ai trouvé mon expérience de voltige aérienne. Ames sensibles s’abstenir !.Plus d’information est disponible sur le site de l’organisateur de ce baptême de voltige aérienne à Reims. Cliquez sur le lien.

voltige8.jpg

mars 30, 2017

Le Japon se recueille six ans après le tsunami

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 1:25

Le Japon s’est recueilli samedi à la mémoire des victimes du séisme et du tsunami survenus il y a six ans et suivis d’une catastrophe nucléaire dont le pays ne s’est pas remis. Comme chaque année, tout au long de la journée, des milliers de personnes se sont rendues sur les plus de 500 kilomètres de côtes des régions sinistrées du nord-est de l’archipel. À Natori, une des villes les plus durement frappées de la préfecture de Miyagi, une centaine de personnes, principalement des parents et amis des enfants morts de l’école locale, ont lâché dans le ciel limpide des ballons en forme de colombes, a constaté un photographe de l’AFP. Ils étaient porteurs de messages adressés aux défunts : « Vous vivrez éternellement dans nos mémoires », disait l’un d’eux. La chaîne de télévision publique NHK a montré des images d’habitants jetant des fleurs dans l’océan pour apaiser les âmes des défunts. « La mer est si calme aujourd’hui », observait une femme âgée sur la plage de la ville côtière de Soma. « Pourquoi s’est-elle soulevée en de si grandes vagues ce jour-là?? » Des foules se sont recueillies à Sendai, Ishinomaki, Rikuzentakata, Minamisanriku et tous les lieux dont le nom est désormais lié à la triple catastrophe : le séisme et le tsunami où ont péri et disparu 18 446 personnes, et l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, qui laisse derrière lui encore 123 000 déplacés, chassés par les radiations. Une minute de silence a été observée à 14 h 46 (0 h 46, HE) dans tout le pays, au moment précis où le 11 mars 2011, se produisit le terrible tremblement de terre de magnitude 9 qui déclencha une gigantesque vague meurtrière. Au même instant, une cérémonie officielle en présence du premier ministre Shinzo Abe se tenait à Tokyo. Le couple impérial, qui avait pour le cinquième anniversaire présidé à ce moment empreint d’une grande tristesse, n’était cette fois pas présent, mais représenté par son fils Akishino et son épouse Kiko. « Le tsunami a emporté mon père. Son métier était étroitement lié à la mer et peut-être était-il naturel que sa mort le soit aussi. Mais dans mon coeur, il ne reste que chagrin et regrets », a témoigné, des sanglots dans la voix, Yo Chiba, un homme massif de 41 ans. Au son d’un orchestre jouant des airs classiques mélancoliques, chacun des quelque 900 membres du public vêtu de noir et constitué presque uniquement d’hommes, était convié à la fin de la cérémonie samedi à déposer une fleur blanche devant une stèle où était inscrit : « aux âmes des victimes de la grande catastrophe de l’est du Japon ». Chaque année, le terrible film des événements traverse les esprits : des hordes de salariés affolés quittant les gratte-ciel de Tokyo, des images effroyables de villes entières balayées par le tsunami, des dizaines de milliers de personnes portées disparues. Et, à la fin de la journée, les premiers signaux alarmants en provenance de deux centrales nucléaires à Fukushima (Daiichi et Daini), les ordres d’évacuation, les jours d’angoisse, après ce qui s’est révélé la pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986 en URSS. Promettant de « prendre soin tant des esprits que des corps » des personnes affectées et de « développer les régions touchées, dans le respect de leurs besoins », le premier ministre s’est aussi engagé à « renforcer la contribution internationale du Japon dans la prévention des catastrophes ». Mais de nombreux déplacés reprochent aux autorités de vouloir hâter le retour des habitants dans les régions contaminées, afin de normaliser la situation à l’approche des JO de Tokyo. « Le gouvernement veut montrer au monde que l’accident de Fukushima a été résolu avant la tenue des jeux Olympiques de 2020 », a ainsi dénoncé Hiromu Murata, au cours d’une conférence de presse avant les commémorations. « Nous ne sommes pas responsables de l’accident de la centrale nucléaire », a lancé à ses côtés Miyako Kumamoto, du Comité de liaison des organisations de victimes de la catastrophe nucléaire. « Nous ne faisons que demander aux autorités de prendre des mesures pour aider les personnes évacuées, mais elles ne le font pas. Je ne peux accepter cela et je ne comprends pas pourquoi nous devons nous trouver dans cette situation si difficile », a-t-elle ajouté, réclamant la poursuite des aides financières et une reconnaissance de leur statut de victime. Malgré l’élan de solidarité qui a saisi le Japon après le désastre, symbolisé par le refrain « Ganbarô Nippon » (tiens bon, Japon), de nombreux cas de brimades (« ijime ») et de stigmatisation des déplacés de Fukushima, et notamment d’enfants scolarisés, ont été constatés.

février 17, 2017

l’Insee abaisse à nouveau sa prévision de croissance

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 5:26

Nouveau coup de rabot sur les perspectives économiques tricolores: l’Insee a abaissé jeudi sa prévision de croissance pour la France en 2016, malgré le rebond attendu de l’activité en fin d’année, qui devrait se poursuivre au début de l’année prochaine. Selon l’institut de statistiques, qui publiait jeudi sa note de conjoncture trimestrielle, le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 0,4% au quatrième trimestre par rapport au troisième trimestre, et croître de 1,2% en 2016 en moyenne annuelle, au lieu des 1,3% jusque-là anticipés. L’activité devrait ensuite continuer à croître à un rythme modéré, avec 0,3% de hausse du PIB, puis 0,4%, aux premier et deuxième trimestre 2017, grâce à la bonne tenue de la consommation, de l’investissement et des exportations. L’Insee, qui avait déjà abaissé en juin sa prévision de croissance pour 2016 de 1,6% à 1,3%, en raison du trou d’air traversé par l’économie française au deuxième trimestre (-0,1%), s’aligne avec cette nouvelle révision sur les hypothèses l’OCDE. L’institut est en revanche plus pessimiste que la Commission européenne et la Banque de France, qui anticipent une hausse du PIB de 1,3% en 2016, mais aussi et surtout que le gouvernement, qui espère 1,4% de croissance cette année. Selon Dorian Roucher, responsable de la synthèse conjoncturelle à l’Insee, cette croissance plus faible que prévu s’explique principalement par “l’intégration des mauvais résultats en matière de production agricole”. Les mauvaises conditions météorologiques en 2016, avec notamment les inondations du printemps, ont en effet fortement pénalisé les récoltes céréalières et viticoles. Et par ricochet les exportations françaises, à la peine ces derniers mois. “Au total, les mauvaises récoltes vont coûter 0,2 point à la croissance française. Ce n’est pas négligeable”, insiste M. Roucher, qui estime que les à-coups trimestriels observés en 2016 ne remettent pas en cause la dynamique globale de reprise. L’économie française, selon l’Insee, devrait ainsi bénéficier de plusieurs facteurs favorables au cours de prochains mois, outre un probable retour à la normale de la production agricole. La consommation devrait ainsi se maintenir à un niveau élevé (progressant de 0,3% aux premier et deuxième trimestres 2017, après +0,5% au quatrième trimestre 2016), malgré un ralentissement du pouvoir d’achat lié au léger regain d’inflation. L’investissement des entreprises, autre moteur important pour la croissance, devrait également retrouver du tonus (+0,8% au premier trimestre et +0,5% au deuxième), après s’être replié ces derniers mois. Quant aux exportations, elles devraient repartir de l’avant, portées par le dynamisme économique de l’Allemagne et de l’Espagne, ainsi que par la livraison de plusieurs grands contrats navals et aéronautiques. Le commerce extérieur, après avoir coûté 0,3 point de hausse du PIB à la France en 2015, puis 0,7 point en 2016, devrait alors cesser “de peser sur la croissance française au premier semestre 2017″, souligne l’Insee. Ces éléments favorables devraient permettre à l’emploi marchand de continuer à progresser. Selon l’Insee, l’emploi total devrait ainsi croître de presque 70.000 postes au premier semestre 2017, après 190.000 en 2016. Le taux de chômage devrait pour sa part légèrement reculer, pour atteindre à la mi-2017 9,5% de la population active en métropole et 9,8% avec l’outre-mer, grâce à un nombre d’emplois créés suffisant pour absorber la hausse de la population active. Les perspectives sont “positives”, s’est réjouie dans un communiqué la ministre du Travail, Myriam El Khomri. “Ce sont des chiffres qui nous ramènent au niveau de 2008, avant-crise”, a souligné de son côté le ministre de l’Économie et des Finances Michel Sapin.

décembre 2, 2016

Symposium économique de Lisbonne et la faillite annoncée

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 9:43

J’avoue que je suis toujours consterné quand je constate que certains cadres hauts placés croient encore en l’efficacité du protectionnisme. Jeudi dernier, par exemple, j’ai suivi un congrès à Lisbonne. Et durant le dîner de clôture, un collaborateur a expliqué le plus sérieusement du monde qu’il était nécessaire que l’Etat défende nos usines contre la concurrence asiatique. Son idée n’avait rien de bien nouveau. Selon cette personne, la mondialisation cause des dépôts de bilan en France. Il est donc capital que nous aidions notre industrie en la protégeant de la concurrence extérieure. Le protectionnisme est à l’évidence la seule manière de lutter contre ce fléau. Sauf que cette analyse est à mes yeux profondément tronquée : elle passe à côté de l’essentiel. Sous couvert d’aider, le protectionnisme ne sert en effet qu’à détruire nos industries, et il faudrait vraiment que cela se sache. Le protectionnisme est une initiative concertée en haut lieu pour contrarier la venue de produits extérieurs sur le marché national, et ce simplement parce qu’ils ont été élaborés hors de notre territoire. Le protectionnisme ne s’inquiète de fait à aucun moment de savoir si ces derniers pourraient être moins chers et donc plus intéressants pour le consommateur. Le protectionnisme est intrinsèquement un attrape-nigaud, selon moi, et ce autant pour l’acheteur que pour les industries qui demandent à être protégées. D’un côté, les français se voient contester l’accès aux produits concurrents. Ils sont de ce fait astreints à payer plein pot et profitent de choix plus restreints. De l’autre côté, le constat n’est pas plus positif pour les entreprise. Au début, les producteurs locaux semblent évidemment être les grands vainqueurs de cette mesure. Ils sont dispensés de la concurrence internationale et ne doivent ainsi pas faire l’effort de s’adapter à la loi du marché. Très logiquement, donc ils commencent ainsi à décliner et à être moins compétitifs, car ils ne sont plus poussés dans leurs retranchements. De fait, le jour où les mesures protectionnistes sont supprimées (et elles finissent toujours par l’être), cette industrie surprotégée se prend un effet retour de plein fouet. Les producteurs locaux auront pu se revigorer passagèrement sous la chaleur du protectionnisme mais disparaîtront aux premiers gels lorsqu’ils seront censés faire preuve d’autonomie… Sinon, ce congrès était excellemment géré de bout en bout. Retrouvez les rapports et conclusions de ce séminaire à Lisbonne sur leur site en suivant le lien.

lisb.jpg

novembre 25, 2016

Ces soldats qui chopent des MST

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 5:40

Depuis 2012, près de 10.000 soldats britanniques ont contracté des maladies vénériennes, ce qui constitue 10% de personnel militaire de ce pays. La chlamydiose arrive en tête des infections répandues parmi les militaires britanniques, et ce en dépit des campagnes de prévention contre les dangers des rapports sexuels non protégés, rapporte le Daily Mirror. Les chiffres montrent que près de 10.000 soldats britanniques ont contracté une MST, y compris 88 cas de VIH, entre janvier 2012 et mai 2016. Le nombre de militaires diagnostiqués avec une MST depuis 2012 s’élève à 9.341 (8.334 hommes et 957 femmes). Toutefois, le nombre total de personnes atteintes est en fait de 9.291, certaines personnes s’étant vu diagnostiquer deux infections ou plus. La plupart des 73 hommes et 15 femmes atteints du VIH ont quitté les forces armées car leur condition signifie qu’ils ne peuvent pas se battre sur la ligne de front. La chlamydiose, maladie la plus répandue dans l’armée britannique, est une des MST les plus dynamiques au monde. Elle se propage rapidement car les symptômes peuvent ne pas apparaître pendant plusieurs mois. En outre, 1.080 personnes se sont vu diagnostiquer un herpès génital, 1.848 des verrues génitales et 127 l’hépatite B et C; 2.641 hommes et femmes souffrent d’annexite tandis que 141 soldats ont contracté d’autres infections comme la syphilis et la gonorrhée. Les officiers supérieurs ont exprimé leur surprise face au nombre de militaires souffrant de MST: “Nous avons beaucoup d’affiches dans la plupart des bases qui mettent en garde contre les dangers des MST — certaines de ces maladies telles que le VIH peuvent signifier la fin d’une carrière”, a indiqué un officier supérieur. L’officier a ajouté qu’un grand nombre des soldats seraient médicalement déclassés ou suspendus pendant le traitement.

Sommes-nous dans un nouvel age d’or ?

Classé dans : Uncategorized — verslalumiere @ 5:39

Depuis la crise financière mondiale de 2008, la croissance de la productivité a significativement ralenti dans les pays développés, notamment aux USA, en Europe et au Japon. Dans la Silicon Valley et d’autres centres technologiques mondiaux, l’heure est pourtant à l’optimisme: entrepreneurs et experts considèrent que le monde est entré dans un nouvel âge d’or des innovations qui va booster la croissance de la productivité, améliorer le niveau de vie et permettra de perfectionner les méthodes de travail. L’économiste Nouriel Roubini — qui avait prédit la crise financière mondiale — écrit pour Project Syndicate que le monde n’a pas encore ressenti les améliorations liées au début de l’”ère des innovations”, et il se pourrait qu’il ne le remarque pas.
“On constate des avancées importantes dans au moins six domaines:

— les technologies énergétiques, notamment les nouvelles formes de combustible fossile comme le gaz de schiste, l’huile de schiste, ainsi que les sources d’énergie alternatives telles que l’énergie solaire et éolienne, les technologies pures et les réseaux intelligents d’alimentation électrique.

— les biotechnologies, notamment la thérapie génique, l’étude des cellules souches, l’usage de “métadonnées” pour réduire considérablement le coût des services médicaux, l’augmentation de la durée de vie et l’amélioration de la santé.

— les technologies informatiques, par exemple le Web 2.0/3.0, les réseaux sociaux, les nouvelles applications mobiles, les objets connectés, les “métadonnées”, le cloud computing, l’intelligence artificielle, les outils de réalité virtuelle.

— les technologies manufacturées, y compris la robotique, l’automatisation, les imprimantes 3D et la production individuelle.

— les technologies financières qui promettent des changements révolutionnaires dans tout le secteur financier, à commencer par les systèmes de paiement et en terminant par les services créanciers, les assurances ainsi que le placement d’actifs.

— les technologies de défense, notamment l’élaboration de drones et d’autres systèmes d’armement avancés.

Mais pourquoi toutes ces innovations, dont beaucoup sont déjà appliquées dans notre économie, n’ont pas encore entraîné statistiquement de hausse notable de la croissance de la productivité?
En réalité, nous ignorons exactement la cause de ce “mystère de la productivité” et s’il est temporaire. Néanmoins, si la faible croissance de la productivité se maintenait (et avec elle l’augmentation trop basse des salaires et du niveau de vie), la contre-attaque des populistes contre le libre-échange, la mondialisation, l’immigration et la politique marchande pourrait s’accroître. Les pays développés devraient donc se pencher sérieusement sur les causes du ralentissement de la productivité avant qu’il ne mette en péril la stabilité sociale et politique.

Nouveaux sujets »

generiert in 0.193 Seconds. | Powered by Blogvie.com


Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 15 articles | blog Gratuit | Abus?